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C’est certifié, les assurances ne veulent pas prendre en charge les pertes financières liées à la pandémie. De nouveaux contrats basés sur l’assurance des catastrophes naturelles, étaient à l’étude avec Bercy pour couvrir les entreprises si une crise sanitaire d’une telle envergure avait à se reproduire. Cependant, ces nouvelles garanties furent jugées comme étant trop chères pour les entreprises et ont donc été arrêtées.
Pour les restaurateurs, l’année fut morose. Malgré les aides financières déployées par l'État, elles ne seront pas suffisantes pour sauver l’ensemble des professionnels du secteur. Si le gouvernement joue le jeu, les assureurs sont directement pointés du doigt et cela depuis le début de crise sanitaire. Le mois dernier, les restaurateurs ont reçu une lettre les invitant à signer un nouveau contrat mentionnant qu’ils ne percevraient aucun dédommagement financier pour faire face aux pertes d’exploitation liées à la pandémie.
Du côté des assureurs, la prise de décision est compliquée. En effet, jusqu’à aujourd’hui seulement 3% des contrats d’assurance multirisque professionnelle prenaient en charge la covid-19. Ces professionnels estiment qu’ils ne peuvent pas prendre en charge une catastrophe qui est déjà lancée, mais qu’il était nécessaire d’anticiper cette crise en amont si les restaurateurs voulaient être assurés. De plus, des cabinets d’assurance estiment qu’ils ne peuvent pas financer seuls les dégâts, sinon ils feraient faillite.
Si les commerçants, restaurateurs font pression, Bercy n’a pas manqué de s’en mêler en les menaçant de les taxer. À la suite de cela, ils ont été dans l’obligation de faire un geste et ont fini par accepter de geler les cotisations de l’assurance multirisque professionnelle. En collaboration avec Bruno Le Maire, ministre de l’économie, les compagnies d’assurance travaillent actuellement sur l’élaboration d’un contrat permettant de couvrir des pandémies.
Lors de la première vague, un régime d’assurance appartenant à moitié à l'État et à moitié à un groupement d’assureurs privés avait été proposé. Cependant, ce partenariat qui à première vue semblait être un bon arbitrage entre les différents intervenants, a été stoppé net par Bruno Le Maire. Il estime que cette couverture est trop coûteuse pour les entreprises et ne peut donc pas être obligatoire. Bercy estime aujourd’hui que la meilleure solution serait que les entreprises puissent se couvrir seule en créant des provisions. Pour les inciter, les structures qui choisissent cette option pourraient profiter d’un régime fiscal intéressant sur ces sommes.
Cette décision semble être une ironie pour certains, puisqu’aujourd’hui nombreux sont ceux au bord du gouffre et ne pourront peut-être pas se relever une fois la crise passée. Leur priorité est alors tout autre que de mettre de l’argent de côté pour s’assurer d’un éventuel risque futur.